« Un accord pour brûler la planète »

[Note de presse, Hebdo L’Anticapitaliste – 310 (05/11/2015)]

El Cristo de la Higuera - Fragmento

Entretien. Militant bolivien, Pablo Solon a participé au côté d’Evo Morales à l’accession de ce dernier à la présidence. Il a été membre du gouvernement bolivien, puis ambassadeur de la Bolivie auprès des Nations unies. Directeur exécutif de 2012 à 2015 de Focus on the global south, groupe de réflexion basé à Bangkok, il est investi depuis toujours dans les luttes pour les droits des peuples indigènes, dans la déclaration de l’International Mother Earth, et a participé à la Conférence sur le changement climatique de Cochabamba en 2010, aux COP15 de Copenhague, COP16 de Cancun, et COP17 de Durban.

Pablo Solon dirige aujourd’hui la fondation Solon, qu’il a créée en hommage à son père, le muraliste Walter Solon, fondation impliquée notamment dans les luttes climatiques, culturelles et sociales en Bolivie.

Dans le cadre d’une tournée de rencontres en Europe autour de la question du climat, il est intervenu à Paris le mardi 27 octobre et a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi t’es-tu éloigné d’Evo Morales dont tu étais un des très proches ?

Notre rupture politique est consécutive à des décisions de son gouvernement que je rejette. D’abord la volonté de construire une route à travers le Parc national de Tipnis, un des 22 parcs boliviens. Cette route non seulement aurait conduit à détruire la forêt, modifiant son écosystème et recréant automatiquement des cultures et de l’habitat dans des zones préservées, mais, de plus, aucune concertation ni information des peuples autochtones concernés n’avaient été faites. C’était une décision régalienne dans le cadre d’une stratégie sous influence de groupes économiques privés.

Ensuite, je me suis engagé contre les projets de grands barrages, coûteux et destructeurs de la nature. La Bolivie est un pays qui a un ensoleillement exceptionnel sur les hauts plateaux : on pourrait y développer la production d’énergie solaire, remplaçant à la fois les barrages et la déforestation.

Aujourd’hui je lutte pour l’objectif de zéro déforestation en 2020, pour le développement d’une énergie solaire produite par les consommateurs eux-mêmes – et non pour des champs de panneaux entre les mains du privé – et pour une participation sociale de toutes les communautés, notamment les peuples autochtones.

La déforestation est un des problèmes majeurs de l’Amérique latine ?

Oui, non seulement la déforestation détruit la forêt primaire (160 000 hectares par an en Bolivie), spolie les peuples indigènes, essentiellement pour planter du maïs pour l’exportation, mais, de plus, les brûlis et leur enfouissement sont responsables de 24 % des émissions de CO2.

La déforestation est un de mes points de désaccord avec le gouvernement actuel qui développe une stratégie de développement fondée sur « la croissance », non respectueuse des droits des peuples et sous influence des multinationales.

Comment analyses-tu la succession des COP successives, et leur impossibilité à agir vraiment ?

Pour résumer le processus, on peut dire qu’il y a eu d’abord en 1992 la Convention de l’ONU sur le climat, UNFCCC, première étape d’une volonté internationale de comprendre et de lutter contre la dégradation du climat. Ensuite il y a eu deux accords : Kyoto, portant sur la période 2000-2012 et Cancun, portant sur la période 2013-2020. Et il y aura Paris pour la période 2021-2030…

Chacun de ces accords est une version affaiblie des précédents. Kyoto engageait les États qui l’avaient signé (ce qui n’incluaient pas notamment les États-Unis et le Canada). Cancun a été un échec car pour limiter la croissance de la température à 2 °C, l’accord prévoyait de limiter les émissions de CO2 à 44 gigatonnes et d’atteindre 35 GT en 2030. En réalité les émissions ont atteint 53 GT en 2013, et vont atteindre 56 GT en 2020 et 60 GT en 2030 ! Il devait y avoir en 2014 une « picking year », année où la tendance s’inversait, mais en réalité, la croissance des émissions continue.

Paris est encore pire : l’accord annoncé est encore plus faible, il n’imposera aucun engagement aux signataires et les États-Unis ont déjà indiqué qu’ils ne le proposeraient pas à la ratification du congrès. La raison de cet échec annoncé est simple : au début, les négociateurs venaient des mouvements environnementaux, mais aujourd’hui, ils viennent du business, des multinationales. C’est un accord pour brûler la planète !

Le projet d’accord tel qu’il a été annoncé ne fait pas référence à la limitation des énergies fossiles. Or, ce sont ces dernières qui en Bolivie sont responsables de 60 % des émissions de CO2, et 24 % du CO2 est dû à la déforestation qui produit aussi beaucoup de méthane.

Cet accord ouvre en fait sans le dire la porte à toutes les expériences de capture du carbone et à la géo-ingénierie. C’est un accord qui n’est bon que du point de vue des entreprises.

Qu’est il prévu au sujet des États du Sud et des financements ?

Les accords précédents avaient prévu de débloquer 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour soutenir les pays du Sud et leur permettre d’éviter les voies empruntées au Nord. Mais depuis Copenhague en 2009, les pays les plus riches n’ont pas versé ces fonds et essaient de mobiliser des financements privés.

Hormis quelques exceptions comme les États insulaires menacés de disparition, les États du Sud eux-mêmes ne font pas d’efforts. Ils considèrent qu’ils ne sont pas responsables de la situation, attendent d’éventuels financement pour agir, et sont dans le même processus de « croissance » imposé par les grandes entreprises auxquelles ils ont lié leur destin.

La COP va renforcer le processus de crime climatique, légaliser le crime contre le climat, contre les migrants climatiques, contre les peuples indigènes des zones rurales et des pays insulaires.

Comment pouvons-nous réagir ?

Pendant la COP, il va y avoir d’importants rassemblements, mais il est à redouter qu’ils soient détournés et récupérés par le gouvernement français et les États participants à la COP en leur faveur.

Un tribunal international des droits de la nature va se réunir le vendredi 4 décembre pour  juger le crime contre la nature et la biodiversité1. Et après le 12 décembre nous devrons mettre au point des stratégies locales pour affronter le crime climatique.

Nous allons devoir donner l’exemple, développer des actions locales et concrètes, telles celles qui ont déjà fait leurs preuves en Bolivie quand les habitants ont réussi à évincer le groupe Suez de la gestion de l’eau en bloquant les rues. Chacun doit prendre sa part.

COP21: nuovo travestimento per un vecchio accordo

[Pablo Solón Romero traducido al italiano por Jnews]

L’accordo sul clima di Parigi non sarà più che un remake dell’accordo di Cancun che ha fallito miseramente per il contributo volontario richiesto rispondente più agli interessi delle grandi corporazioni e i politici che le esigenze dell’umanità e vita sul Terra.

Ayer fue por la fe, hoy es por la democracia

Per limitare l’aumento della temperatura a 2°C l’accordo di Cancún aveva un compromesso di riduzione annuale delle emissioni di gas serra a 44 Gt CO2 fino al 2020. Tuttavia, secondo le promesse di Cancun arriveremo per quell’anno a 56 Gt CO2.

Ora l’accordo di Parigi dovrebbe garantire che le emissioni globali si abbassino a 35 Gt di CO2 per il 2030 e secondo gli INDCs (Intended Nationally Determined Contributions) presentati arriveremo a 60 Gt CO2 all’anno 2030. Ambo gli accordi, deliberatamente, evitano la cosa più importante: stabilire un limite per l’estrazione di combustibili (petrolio, carbone e gas) che sono responsabili per il 60% delle emissioni di gas a effetto serra. Se l’80% delle riserve di combustibili fossili note non viene lasciato sotto la terra è Impossibile limitare l’aumento della temperatura a 2°C.

Allo stesso modo, l’accordo di Parigi non garantisce l’obiettivo di zero deforestazione entro il 2020 come stabilito dagli obiettivi di sviluppo sostenibile pur sapendo che questa attività genera 17% delle emissioni globali. Al contrario, si continua a percorrere la strada dei mercati di carbonio e gli “offset” permettendo che, per esempio, un paese compensi la deforestazione di una foresta nativa con piantagioni di monocoltura di alberi. Infine, il finanziamento per l’adattamento e la mitigazione è assolutamente insufficiente ed entrambi gli accordi non dispongono di alcun meccanismo che costringa e punisca il mancato compimento delle promesse. In sintesi “l’ imperatore è nudo” e la COP21 vedrà ardere il pianeta.

Un altro domani è possibile!

IMG_0361

Il futuro non è scritto. Dipende da quello che faremo ora. Quello che succederà durante la COP21 è il risultato di un lungo processo attraverso il quale le grandi Imprese hanno sequestrato i Governi e i negoziati sul clima delle Nazioni Unite. Questo accordo è buono per i politici in cerca di popolarità e rielezione immediata perché non li obbliga a niente. Si tratta di un buon accordo anche per le industrie estrattive perché permette loro di continuare a fare affari come al solito e crea pure nuovi mercati per il carbonio attraverso REDD (Reducing emissions from deforestation and forest degradation), CDM (Clean Development Mechanism), “agricoltura climaticamente intelligente” e compensazioni per il cambiamento di uso del suolo e apre la porta alla falsa tecnologia della cattura e lo stoccaggio del carbonio, la Bioenergia e la Geo-ingegneria.

Per costruire un futuro differente abbiamo bisogno di ripristinare la nostra capacità di sognare e superare il catastrofismo di cui i mass media ci hanno abituato. Una transizione rapida e accelerata dai combustibili fossili è possibile. Le tecnologie per farlo sono alla nostra portata. Sono drasticamente calati di prezzo sia l’energia solare sia quella eolica e continueranno a scendere. La possibilità che paesi come la Bolivia, con un elevato irraggiamento solare, possano avere un 25% della sua elettricità entro il 2020 da celle fotovoltaiche è assolutamente fattibile. Lo sviluppo di progetti nucleari e di mega-dighe idroelettriche non è giustificato né per motivi ambientali né economici. Oggi è possibile pensare ad un mondo eolico, solare, di micro-idroelettrico e altre iniziative simili.

Il tema di fondo non è solo il tipo di tecnologia, ma chi la controlla, qual è la sua scala di applicazione e che cosa serve. La transizione di cui abbiamo bisogno è non solamente uscire dall’uso dei combustibili fossili, ma anche dalla gestione accentrata da imprese private e statali che si muovono sotto la logica del capitale e la logica del potere. L’energia solare su cui dovremmo scommettere non è quella delle grandi estensioni di pannelli solari che sfollano popolazioni indigene e contadine, ma l’energia solare di dimensione familiare, di comunità, cooperativa e municipale che coinvolga la comunità e cittadinanza, e che trasformi il consumatore in produttore di energia.

Oggi la lotta contro il cambiamento climatico è la lotta per la difesa delle nostre foreste che sono sotto attacco dall’agro-business. Foreste originarie che sono una grande fonte di alimentazione, se sappiamo convivere con loro servendoci di differenti iniziative agro-forestali ecologiche. Ogni ettaro deforestato emette 500 tonnellate di CO2, oltre ad essere un grave attentato alla biodiversità, la creazione di ossigeno, il ciclo dell’acqua e i popoli indigeni che vivono nelle foreste.

Per “compensare” un ettaro di territorio deforestato, solo in termini di cattura della CO2, sono necessari il rimboschimento di 18 ettari e un periodo di 10 anni in modo che gli alberi crescano. Da ogni punto di vista si guardi è più importante fermare il disboscamento delle foreste native. L’agricoltura familiare, la comunità contadina, sta già provvedendo a con il suo lavoro a raffreddre, e può raffreddare ulteriormente, il pianeta. L’”ecologia agricola” dei contadini è un’opzione reale contro l’avvelenamento dei componenti agrotossici e transgenici che al contrario utilizza l’agro-business.

Il futuro che vogliamo non potrà essere creato dal settore pubblico o del settore privato. Entrambi devono smettere di essere al centro dell’economia e della politica e lasciare che la società prenda le redini del proprio destino. Quello che ci servono sono iniziative che decentrino e democratizzino il potere economico e politico, che è ora concentrato in banche, grandi aziende, nella burocrazia statale e il militarismo.

La vera alternativa al cambiamento climatico è una democrazia reale. La risposta al “domani che vogliamo” si ritrova in un umanità cosciente, auto-organizzata e con potere reale. Un’umanità che la smetta di adorare il mercato e la tecnologia e che riconquisti la sua umanità da sola e naturalmente.

Non possiamo più continuare ad attendere soluzioni dall’alto e da un COP21 che è un vile testimone dei crimini climatici che affliggono il pianeta. Adesso “il domani che vogliamo” può arrivare solo “dal basso”, dal “locale”, dalle esperienze concrete per cambiare i nostri modi di consumo, la produzione e la vita nel suo complesso.

Cambiare il sistema per salvare il clima è qualcosa che è in costruzione tutti i giorni, nelle lotte come quelle di “Ende Gelände!”, la battaglia per chiudere la più grande miniera di carbone in Germania, le mobilitazioni in India contro le centrali nucleari, le iniziative per ampliare una comunità solare in Bolivia, la mobilitazione per espandere attività rurali ecologiche che raffreddano il pianeta e salvano le foreste che sono i polmoni della Pachamama. Il processo di mobilitazione verso il COP21 a Parigi dovrebbe servirci per rilanciare, coordinare e rafforzare diverse iniziative locali che sono il seme di un “Altro domani è possibile” un cambio del sistema.

Propuesta INDC desde la sociedad civil para Bolivia

Compartimos con ustedes la propuesta de INDC (Contribuciones Previstas y Determinadas Nacionalmente, por sus siglas en Inglés)  elaborada desde el espacio del Encuentro de la Sociedad Civil Boliviana frente al Cambio Climático.

El documento es un insumo inicial que resume algunas de las propuestas y preocupaciones de varios, representantes de la sociedad civil boliviana para abrir el debate sobre el cambio climático en el Pais y para establecer canales de dialogo y construcción colectiva de un país y un mundo en armonía con la Madre Tierra.

Esperamos que se pueda continuar alimentando el mismo con propuestas y se puedan abrir mayores espacios de discusión para mejorarlo y ampliarlo.

Para descargar el Documento pulse aquí: Propuesta INDC desde la sociedad civil para Bolivia

 

Conversatorio: Bosques y energía solar – Propuestas para el INDC de Bolivia

Bosques y energía solar
Propuestas para el INDC de Bolivia

Hasta el fin de septiembre todos los países deben presentar sus compromisos de reducción de emisiones de gases de efecto invernadero para la Conferencia de Cambio Climático en París, conocida como COP21. Hasta el momento los más grandes contaminadores del planeta ya han hecho llegar sus propuestas y Bolivia debe hacerlo en los próximos días. Continúa leyendo Conversatorio: Bosques y energía solar – Propuestas para el INDC de Bolivia

10 Años del NO al ALCA

Estimados amigos y amigas, este año se cumplen 10 años del NO al ALCA. En noviembre de 2005, los presidentes de Argentina, Brasil, Uruguay, Paraguay y Venezuela consiguieron rechazar la iniciativa de libre comercio hemisférico impulsado por Estados Unidos y apoyado por otros países promotores del libre mercado. Con este motivo les compartimos algunos materiales para entender el ALCA.

¡Sigamos luchando por la soberanía de nuestras tierras!

Revista: Para entender el ALCA y los TLCs peque

Canción : PAJPAKHU de Manuel Monroy, el Papirri

Conversatorio: La Verdadera Riqueza de las Naciones en Santiago de Chile

Estimadas amigas y amigos, este martes 14 de Julio en Santiago de Chile, se realizará el conversatorio:

“La Verdadera Riqueza de las Naciones: Creando una Economía del Cuidado” un libro de Riane Eisler, con Elizabeth Peredo” Continúa leyendo Conversatorio: La Verdadera Riqueza de las Naciones en Santiago de Chile

Los mensajes claves de la Encíclica de la Madre Tierra

La carta encíclica del Papa Francisco incluye en su titulo original “el Cuidado de la Casa Común” porque asume que tanto los seres humanos, las plantas, los animales, los cerros y toda la naturaleza somos parte de una comunidad de la Tierra, en la que todos sus componentes son indispensables y en la que el rol de los seres humanos no es el de tratar a la naturaleza como un simple objeto sino el de cuidar nuestra casa común. En este sentido, representa una carta encíclica de la Madre Tierra.

De las casi 200 paginas y los 246 párrafos estas son las frases que a nuestro criterio son las más destacadas:

Crisis del Planeta

[…] Si alguien observara desde afuera la sociedad planetaria, se asombraría ante semejante comportamiento que a veces parece suicida. – 55

[…] parecen advertirse síntomas de un punto de quiebre, a causa de la gran velocidad de los cambios y de la degradación, que se manifiestan tanto en catástrofes naturales regionales como en crisis sociales o incluso financieras, dado que los problemas del mundo no pueden analizarse ni explicarse de forma aislada. «Si la mirada recorre las regiones de nuestro planeta, enseguida nos damos cuenta de que la humanidad ha defraudado las expectativas divinas». – 61

Crítica al capitalismo

El cuidado de los ecosistemas supone una mirada que vaya más allá de lo inmediato, porque cuando sólo se busca un rédito económico rápido y fácil, a nadie le interesa realmente su preservación. Pero el costo de los daños que se ocasionan por el descuido egoísta es muchísimo más alto que el beneficio económico que se pueda obtener. […] – 36

[…] los poderes económicos continúan justificando el actual sistema mundial, donde priman una especulación y una búsqueda de la renta financiera que tienden a ignorar todo contexto y los efectos sobre la dignidad humana y el medio ambiente. […] Muchos dirán que no tienen conciencia de realizar acciones inmorales, porque la distracción constante nos quita la valentía de advertir la realidad de un mundo limitado y finito. Por eso, hoy «cualquier cosa que sea frágil, como el medio ambiente, queda indefensa ante los intereses del mercado divinizado, convertidos en regla absoluta». – 56

[…] conviene evitar una concepción mágica del mercado, que tiende a pensar que los problemas se resuelven sólo con el crecimiento de los beneficios de las empresas o de los individuos. ¿Es realista esperar que quien se obsesiona por el máximo beneficio se detenga a pensar en los efectos ambientales que dejará a las próximas generaciones? Dentro del esquema del rédito no hay lugar para pensar en los ritmos de la naturaleza, en sus tiempos de degradación y de regeneración, y en la complejidad de los ecosistemas, que pueden ser gravemente alterados por la intervención humana. Además, cuando se habla de biodiversidad, a lo sumo se piensa en ella como un depósito de recursos económicos que podría ser explotado, pero no se considera seriamente el valor real de las cosas, su significado para las personas y las culturas, los intereses y necesidades de los pobres. – 190

Límites del crecimiento

[…] De aquí se pasa fácilmente a la idea de un crecimiento infinito o ilimitado, que ha entusiasmado tanto a economistas, financistas y tecnólogos. Supone la mentira de la disponibilidad infinita de los bienes del planeta, que lleva a «estrujarlo» hasta el límite y más allá del límite. Es el presupuesto falso de que «existe una cantidad ilimitada de energía y de recursos utilizables, que su regeneración inmediata es posible y que los efectos negativos de las manipulaciones de la naturaleza pueden ser fácilmente absorbidos». – 106

[…] ha llegado la hora de aceptar cierto decrecimiento en algunas partes del mundo aportando recursos para que se pueda crecer sanamente en otras partes. – 193

[…] la obsesión por un estilo de vida consumista, sobre todo cuando sólo unos pocos puedan sostenerlo, sólo podrá provocar violencia y destrucción recíproca. – 204

¿En manos de quién está el poder de la tecnología?

Pero no podemos ignorar que la energía nuclear, la biotecnología, la informática, el conocimiento de nuestro propio ADN y otras capacidades que hemos adquirido nos dan un tremendo poder. Mejor dicho, dan a quienes tienen el conocimiento, y sobre todo el poder económico para utilizarlo, un dominio impresionante sobre el conjunto de la humanidad y del mundo entero. Nunca la humanidad tuvo tanto poder sobre sí misma y nada garantiza que vaya a utilizarlo bien, sobre todo si se considera el modo como lo está haciendo. […] ¿En manos de quiénes está y puede llegar a estar tanto poder? Es tremendamente riesgoso que resida en una pequeña parte de la humanidad. – 104

Crítica al Antropocentrismo

El antropocentrismo moderno, paradójicamente, ha terminado colocando la razón técnica sobre la realidad, porque este ser humano «ni siente la naturaleza como norma válida, ni menos aún como refugio viviente. La ve sin hacer hipótesis, prácticamente, como lugar y objeto de una tarea en la que se encierra todo, siéndole indiferente lo que con ello suceda». […] – 115

Armonía entre seres humanos y con la naturaleza

[…] el deterioro del ambiente y el de la sociedad afectan de un modo especial a los más débiles del planeta […] – 48

[…] Debemos escuchar tanto el clamor de la tierra como el clamor de los pobres. – 49

Deuda ecológica

La inequidad no afecta sólo a individuos, sino a países enteros, y obliga a pensar en una ética de las relaciones internacionales. Porque hay una verdadera « deuda ecológica », particularmente entre el Norte y el Sur, relacionada con desequilibrios comerciales con consecuencias en el ámbito ecológico, así como con el uso desproporcionado de los recursos naturales llevado a cabo históricamente por algunos países. […] – 51

Cambio Climático

El calentamiento originado por el enorme consumo de algunos países ricos tiene repercusiones en los lugares más pobres de la tierra, especialmente en África, donde el aumento de la temperatura unido a la sequía hace estragos en el rendimiento de los cultivos. […] – 51

[…] se ha vuelto urgente e imperioso el desarrollo de políticas para que en los próximos años la emisión de anhídrido carbónico y de otros gases altamente contaminantes sea reducida drásticamente, por ejemplo, reemplazando la utilización de combustibles fósiles y desarrollando fuentes de energía […] – 26

Sabemos que la tecnología basada en combustibles fósiles muy contaminantes –sobre todo el carbón, pero aun el petróleo y, en menor medida, el gas– necesita ser reemplazada progresivamente y sin demora. […] – 165

Mercados de carbono

La estrategia de compraventa de « bonos de carbono » puede dar lugar a una nueva forma de especulación, y no servir para reducir la emisión global de gases contaminantes. Este sistema parece ser una solución rápida y fácil, con la apariencia de cierto compromiso con el medio ambiente, pero que de ninguna manera implica un cambio radical a la altura de las circunstancias. Más bien puede convertirse en un recurso diversivo que permita sostener el sobreconsumo de algunos países y sectores. – 171

Agua

Mientras se deteriora constantemente la calidad del agua disponible, en algunos lugares avanza la tendencia a privatizar este recurso escaso, convertido en mercancía que se regula por las leyes del mercado. En realidad, el acceso al agua potable y segura es un derecho humano básico, fundamental y universal, porque determina la sobrevivencia de las personas, y por lo tanto es condición para el ejercicio de los demás derechos humanos. – 30

[…] Los impactos ambientales podrían afectar a miles de millones de personas, pero es previsible que el control del agua por parte de grandes empresas mundiales se convierta en una de las principales fuentes de conflictos de este siglo. – 31

Transgénicos y acaparamiento de tierras

Si bien no hay comprobación contundente acerca del daño que podrían causar los cereales transgénicos a los seres humanos, y en algunas regiones su utilización ha provocado un crecimiento económico que ayudó a resolver problemas, hay dificultades importantes que no deben ser relativizadas. En muchos lugares, tras la introducción de estos cultivos, se constata una concentración de tierras productivas en manos de pocos […] En varios países se advierte una tendencia al desarrollo de oligopolios en la producción de granos y de otros productos necesarios para su cultivo, y la dependencia se agrava si se piensa en la producción de granos estériles que terminaría obligando a los campesinos a comprarlos a las empresas productoras. – 134

Hacia los derechos de la naturaleza

[…] sería equivocado pensar que los demás seres vivos deban ser considerados como meros objetos sometidos a la arbitraria dominación humana. […] – 82

[…] siendo creados por el mismo Padre, todos los seres del universo estamos unidos por lazos invisibles y conformamos una especie de familia universal, una sublime comunión que nos mueve a un respeto sagrado, cariñoso y humilde.[ …]. – 89

[…] Todo está relacionado, y todos los seres humanos estamos juntos como hermanos y hermanas en una maravillosa peregrinación, entrelazados por el amor que Dios tiene a cada una de sus criaturas y que nos une también, con tierno cariño, al hermano sol, a la hermana luna, al hermano río y a la madre tierra. – 92

Lo que está en juego no es el futuro

¿Qué tipo de mundo queremos dejar a quienes nos sucedan, a los niños que están creciendo? […] si esta pregunta se plantea con valentía, nos lleva inexorablemente a otros cuestionamientos muy directos: ¿Para qué pasamos por este mundo? ¿para qué vinimos a esta vida? ¿para qué trabajamos y luchamos? ¿para qué nos necesita esta tierra? Por eso, ya no basta decir que debemos preocuparnos por las futuras generaciones. Se requiere advertir que lo que está en juego es nuestra propia dignidad. Somos nosotros los primeros interesados en dejar un planeta habitable para la humanidad que nos sucederá. […] – 160

Eisler: ”La mejor inversión hoy es en la persona y en el medio ambiente”

[ANF, 28/04/2015]

El concepto de Economía del Cuidado fue formulada por la famosa académica austriaca que presentará el libro en La Paz en una vídeo conferencia.

Eisler, editada al español por bolivianos: ''La mejor inversión hoy es en la persona y en el medio ambiente''

La Paz, 28 de abril (ANF).- Riane Eisler, escritora, activista y académica austriaca con residencia en los Estados Unidos, presentará en La Paz, mediante una video-conferencia, una de sus obras cumbres en La Paz titulada: “La verdadera Riqueza de las Naciones: Creación de la Economía del Cuidado”. El libro fue traducido por Hernando Calla y editado por Elizabeth Peredo, ambos bolivianos.

La presentación será este jueves 30 de abril a las 10.30 en el Patio de Cristal del Museo Nacional de Arte. Este encuentro con la autora es organizado por la Fundación Solón y Trenzando Ilusiones, con el apoyo de Oxfam, Christian Aid y Diakonia y el auspicio de ONU Mujeres y REMTE Latinoamérica.

“La verdadera Riqueza de las Naciones” propone un nuevo enfoque a la economía en el que se otorga valor al trabajo más esencialmente humano: el de preocuparse por las personas y por el planeta. El libro ha sido considerado como un modelo para un mundo mejor.

Eisler es la autora del best seller internacional “El Cáliz y la Espada: Nuestra historia, nuestro futuro”, traducido a 22 idiomas y considerado por el antropólogo Ashley Montagu como “el más importante libro desde ‘El origen de las especies de Darwin”.

Riane Eisler conversó en exclusiva con ANF. He aquí el diálogo.

Continúa leyendo Eisler: ”La mejor inversión hoy es en la persona y en el medio ambiente”

Conociendo: La verdadera riqueza de las naciones

 

Cerca de 80 personas se dieron cita en el Museo Nacional de Arte en Bolivia para la presentación de la versión en español del libro “La verdadera riqueza de las naciones” de la reconocida autora Riane Eisler el pasado jueves 30 de abril.

En “La verdadera riqueza de las naciones”, encontramos una de las propuestas más interesantes de la época para cambiar los paradigmas en la estructura económica de la sociedad. Eisler plantea concentrar los esfuerzos mundiales en la “economía del cuidado”, un nuevo modelo económico centrado en el valor de las relaciones humanas de género, sociales y con la naturaleza.

  • El proceso de traducción del libro les tomó cerca de dos años a los bolivianos Elizabeth Peredo y Hernando Calla bajo la asesoría de Eisler.


04

Como parte del acto la editora y coordinadora de la publicación Elizabeth Peredo mencionó: “Este libro plantea que la economía no es el producto financiero que es lo que nos quiere plantear el sistema, no es el dinero, los bancos o el PIB que no reflejan el bienestar, ella (Eisler) propone que debemos echar la mirada a lo que es el aporte trabajo invisible, el trabajo que sostiene la vida”.

03

Hernando Calla, traductor del libro

Hernando Calla, traductor del libro destacó los aportes y desafíos de la interpretación de dos términos para la versión en español. “Queríamos encontrar el término que sea más adecuado, y surgió el tema de sujetarnos a otras traducciones de otros autores”. El primero Caring Economy que fue traducido como economía del cuidado. Y el segundo denominado en inglés Partnership model, para el que se acuñó la “Complementariedad solidaria” basada en la concepción andina de la complementariedad de opuestos, chacha warmi, pero que también concibe la relación con la naturaleza y el ser humano.

En la presentación Emma Donlan de Cristian Aid, destacó que “Es el momento de una reflexión, el modelo actual ya no sirve, es un modelo depredador un modelo que aplasta a otras naciones para seguir acumulando seguir con este camino que no tiene fin, esta obra nos ofrece una luz, una oportunidad para soñar con otro mundo”. Sonia Montaño Virreira ex Directora de la División de Asuntos de Género de la CEPAL, destacó que “el abordaje teórico de Riane Eisler forma parte de una corriente importante de la economía feminista que rompe un paradigma fundamental que es el que ha sustentado las políticas sociales económicas y laborales a lo largo de los últimos 50 años”.

_________________________________________________________________________

La verdadera riqueza de las naciones se encuentra disponible en la Fundación Solón (Av. Ecuador y Belisario Salinas #2519, Sopocachi) y desde el miércoles 13 en las librerías: Yachaiwasi, Plural y Martinez Acchini.

Eisler también publicó el libro best seller  El cáliz y la espada: La mujer como fuerza en la historia (1989), una de las interpretaciones más notables sobre la historia desde una perspectiva de la mujer.

La ilustración de la portada fue realizada por Michelle Dechelette y el diseño de la tapa por Eduardo Inclan.

La publicación fue realizada por la Fundación Solón y Trenzando Ilusiones. El libro contó con el apoyo de Christian Aid, OXFAM y Diakonía para su traducción e impresión y con el auspicio de ONU Mujeres, REMTE Latinoamérica y el Museo Nacional de Arte.

Para conocer más sobre la economía del cuidado puede ingresar al link de http://www.partnershipway.org/.

*Crédito fotográfico: Eduardo Inclan

Interesante Analisis sobre las (INDCs) Contribuciones Determinadas Nacionales en las negociaciones de Cambio Climático

Tunup@ Nº 04/2015

Las negociaciones de cambio climático del pasado Diciembre 2014 en Lima durante la COP 2014 no han permitido compromisos sustanciales. Sin embargo, desde la Plataforma de Durban (seguir #ADP2015) y acordado en Polonia 2013, ha quedado la agenda de las Contribuciones por Países a la reducción de emisiones que ahora se empiezan a discutir en las negociaciones; un marco que va a prefigurar el acuerdo de este año a fines de 2015 en Paris. Se trata de las INDCs (Contribuciones Determinadas a Nivel Nacional) de los países desarrollados y los países en desarrollo que registraran sus compromisos –bajo el sistema de responsabilidades comunes pero diferenciadas- en base a los cuales se construiría el régimen climático global.
Continúa leyendo Interesante Analisis sobre las (INDCs) Contribuciones Determinadas Nacionales en las negociaciones de Cambio Climático